Suite à l’installation de plusieurs groupes de gens du voyage au sein du parc des sports André Courrier à la fin du mois de juillet, la municipalité avait fait le choix du dialogue afin de permettre une sortie de situation dans les meilleures conditions. Ces échanges avaient abouti à la signature d’une convention entre la Ville et les occupants, fixant notamment les conditions de leur présence sur le site et leur départ au vendredi 14 août au plus tard.
Force est de constater que plusieurs engagements prévus dans cette convention n’ont pas été respectés. Le nombre de caravanes présentes sur le site a notamment dépassé celui prévu, tandis que certaines règles de sécurité n’ont pas été respectées, avec notamment l’utilisation de barbecues à proximité immédiate des espaces végétalisés. Le départ du site, qui devait intervenir le vendredi 14 août au plus tard, n’a finalement été effectif qu’hier.
La situation a finalement pu être débloquée grâce aux démarches répétées de l’équipe municipale et aux échanges avec les services de la Préfecture. Sans cette mobilisation, la situation aurait pu continuer à se dégrader et entraîner des conséquences importantes pour la commune et ses équipements. Dès le départ des occupants, les services municipaux ont procédé à la fermeture et à la sécurisation du parc des sports afin d’éviter toute nouvelle occupation illégale, alors que la rentrée sportive approche et que de nombreuses associations doivent prochainement retrouver leurs équipements.
Cette occupation aura mobilisé pendant plusieurs semaines les élus, les agents municipaux et différents services, générant également des dépenses supplémentaires pour la collectivité. Une situation qui met une nouvelle fois en lumière les difficultés auxquelles peuvent être confrontées les communes lorsqu’elles doivent gérer une occupation illégale de leurs équipements avec des moyens d’action limités.
La Ville souhaite toutefois rappeler qu’elle ne remet pas en cause le rôle des différents services de l’État et des institutions compétentes. Elle entend en revanche faire entendre la voix des collectivités confrontées directement à ces situations. Les élus locaux se retrouvent parfois dans une position particulièrement difficile : responsables devant leurs habitants de la sécurité et de la disponibilité des équipements municipaux, tout en étant dépendants de procédures et de décisions qui ne relèvent pas de leurs compétences.
Pascal Schneider, maire de Neuves-Maisons, adressera prochainement un courrier à l’ensemble des acteurs compétents afin de faire part de cette situation et de demander que les communes disposent de réponses plus rapides et de moyens adaptés lorsqu’elles sont confrontées à ce type d’occupation.
« Les maires sont en première ligne face aux conséquences de ces occupations, alors même qu’ils ne disposent pas toujours des moyens nécessaires pour agir rapidement. Notre responsabilité est de protéger nos équipements, nos agents et les habitants qui les utilisent. Nous ne pouvons pas accepter que les communes soient systématiquement placées dans une situation où elles doivent gérer les conséquences de décisions qui ne relèvent pas d’elles. Nous demandons simplement que chacun puisse exercer pleinement ses responsabilités et que les procédures puissent aboutir dans des délais compatibles avec les réalités du terrain. »
La municipalité restera attentive à la situation et continuera à travailler avec l’ensemble des acteurs concernés afin que les équipements municipaux puissent être utilisés dans les meilleures conditions par les associations, les sportifs et l’ensemble des Néodomiens.
