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Indice Question 2

Ancien élève du Lycée Henri Poincaré à Nancy, pendant ses études d’art et d’archéologie à l’Université de Nancy, il participe à de nombreux mouvements culturels dont la revue « Esquisse », le groupe « Primevère », le Ciné-Club et le mouvement France-Amérique.

En novembre 1948, il obtient le concours de l’IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques). Avec son ami Jacques Krier, il « monte » à Paris pour faire des documentaires sur le quotidien des français « comme on fait un film sur les esquimaux, sur les habitants de la jungle » (Lettre à Jacques Durand, 1950). Produits par son ami Lorrain Paul Claudon, il commence à réaliser ses premiers courts-métrages pour lesquels collaborent ses amis Pierre Etaix et Pierre Tchernia.

En 1950, en pleine crise du cinéma français, il entre comme stagiaire à la télévision naissante. Il collabore avec Georges Rouquier, Blaise Cendrars, Hubert Knapp et son ami nancéien Jean-Marie Drot. Il est un des pionniers du « direct ». C’est d'ailleurs une erreur pendant un de ces directs qui le fera limoger un temps de la télévision.

Il profite de ces « vacances forcées » pour écrire un roman à partir de ses souvenirs d’enfance (La Communale ) et réaliser avec Charles Prost des films en caméra cachée. Le livre qui connaît un beau succès et les courts-métrages le font repérer par Jacques Tati qui reconnaît en lui un observateur talentueux. Jacques Tati lui confie la coécriture du film « Mon oncle ». L’expérience du travail avec Jacques Tati et le succès du film lui permettent de travailler dans les années qui suivent avec Roberto Rossellini et Helmut Kautner.

De retour à la télévision, il réalise des sujets pour la plupart des émissions d’alors dont la prestigieuse « Cinq colonnes à la Une » et l’émission dominicale « Présence protestante » où il se fera des amitiés solides. C’est le conteur Jean-Pierre Chabrol qui lui permet de signer sa première fiction à la télévision. Il réalisera encore 17 fictions et une vingtaine de documentaires. Il écrira six livres édités, de nombreux projets non publiés dont « souvenirs de Tati » (1974), des pièces de théâtre.

Il meurt le 28 avril 1985, quelques semaines avant de recevoir le « 7 d'or » du meilleur scénario pour son dernier film : Le Diable dans le bénitier .

Une partie de son œuvre s'inspire du terroir lorrain et de ses années d'enfance. D'aucuns ont parlé de lui comme d'un « Pagnol lorrain ». Ses films sont par ailleurs restés quelque peu confidentiels, car assez rarement diffusés en télévision.

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